Où M&M's explosent l'échelle de GL (The One with Pure Life)
Supporters du CROUTH bonjour !! Voila les dernieres nouvelles du front. Ces derniers jours nous ont permis d'accumuler, en la bonne ville de La Fortuna de San Carlos, au Costa Rica, qqes points supplementaires de relaxation sur l'echelle de Garfield-Lexomyl ! (notre score actuel est de 39 223 points, pour ceux qui sont familiers de la dite echelle)
Entre autres réjouissances, une journée de VTT (pour pas cher... he ouais des fois on trouve des trucs pour pas cher au costa rica) avec tentative de pedalage ardu en direction de chutes d'eau et autres sites jungliens de meme ordre. En chemin rencontre impromptue avec un ruisseau paisible sous un petit pont de .. heu .. beton (mais joli qd meme). Et la boum, gros coup de flemasse ! On ouvre la noix de coco, Marjo sort son bouquin et moi je pratique ma quena (flute andine, que je trimballa a travers tout le continent depuis plus de 2 mois!) les pieds dans l'eau avec les ch'tits poissons qui nagent autour. Le bonheur est total. Surtout quand j'arrive enfin a trouver le truc pour sortir la deuxieme octave de cet instrument plutot rebelle. Du coup on se met a chanter tout ce qui nous passe par la tete. Marjo au micro (en coque de noix de coco...) et moi je tente de l'accompagner de mon instrument bambouien. On se rend compte apres avoir epuise tous les Cabrels et Goldmans qu'un carnet de chant ne serait pas de trop dans ce genre de circonstances. Bref .. apres cet intermede bucolico-musical nous reprenons le chemin (en descente) de la ville, detenduuuuuuuus !
Arrives a l'hotel, Marjo a l'idee de genie de reserver un tour de nuit au volcan (pour pas cher... Bon ok, c'est le gars de notre hôtel la mine d'or des trucs pas chers). On se retrouve tous les 2 dans le mini-van des 2 guides a grimper le vague chemin de pierre pour aller admirer les coulees de lave et les explosions sur les pentes plutot fumantes du volcan Arenal. Et ca ne rate pas. A peine descendus du mini-bus, *Paf* dit le volcan et il associe le geste a la parole en balancant des blocs incandescents rouges le long de son cone. Pendant ce temps les lucioles clignotent dans les pres sans se preoccuper de la fin du monde qui est en train de se derouler a meme pas 1km de la. On scotche sur le spectacle pendant une bonne demi heure. Des explosions, puis des coulees, des gros charbons ardents de la taille d'un 4x4 qui devalent les pentes en se cassant en mille petits meteores rougeoyants. C'est du jamais vu, on hallucine ! On rentre enfin pour faire dodo plutot detendus (38137 sur G-L) et rassasiés de paysages.
Ce matin decollage a 7h30 pour le Caño Negro, a la frontiere nicaraguaienne. Objectif, parcourir en bateau ce canal, qui regorge de vie sauvage. Armes d'un appareil photo, d'une bouteille d'eau et d'une mangue nous partons a l'aventure. A peine montes dans le mini bus, on comprend qu'on vient de se mettre dans la gueule du loup! Un excursion de type "chiquillos" nous a happes irremediablement. Explication: "excursion chiquillos" = ballade dans un bus de riches (clim+teloche) avec un guide a l'humour douteux et hyper familier tout de suite avec tout le monde. Au Chili ils appellent les touristes "chiquillos" = "les p'tit gars" , d'ou le nom ; p.ex. "allez les p'tit gars, 10min de pause pour faire pipi", "bon les p'tits gars, qui prend du poulet et qui mange vegetarien?" ou encore "Bon les p'tit gars, le bateau va pas nous attendre alors zou, hein!". En en bonus: un arret au magasin de souvenirs tenu par belle maman et un repas dans le resto du p'tit frere, le tout en compagnie de 40 retraites americains arborant fièrement au poignet le bracelet qui donne droit au buffet de leur hôtel All Inclusive. Bref. Concentrons nous sur le paysage!
La ca va tout de suite mieux. On navigue durant 3 heures et on est entoures de toutes les bestioles imaginables ou presque, au sens costaricain du terme. Des martins pecheurs, aux grues cendrees, blanches, royales, en passant par les caimans, les basilics de Jesus Christ, appeles comme ca car ils peuvent courir sur l'eau (tiens ca me rappelle la houille blanche..), les tortues, les singes hurleurs, les papillons et tout un tas d'autres oiseaux aux couleurs plus ou moins fluos qui nous accompagnent tout au long de la navigation. On se pose a l'avant du bateau et on regarde defiler les palmes sur un ciel ou les nuages ont l'air de boules de coton dispersees sur un plancher turquoise. Le vent et le chant des oiseaux font grimper l'echelle de Garfield-Lexomyl a une vitesse encore jamais egalee.
Enfin apres les demarches "chiquillos"-typiques nous voila de retour a La Fortuna ou pour dire "ca va" on dit "pura vida". En anglais ca se traduit bien par "pure life" mais le sens se rapproche plus du francais "c'est d'la grosse balle". A peine arrives dans le centre ville, on croise un touriste gringo arrive hier, on le salue d'un "hola que tal!?" tres argentin et le gars nous repond du tac au tac "Pura vida!". La je scotche. Le mec arrive hier et blam il est deja impregne du cool spirit costaricain! 10 metres plus loin un gars nous fait un sourire et nous colle un "pura vida" sans meme qu'on lui demande comment il va. Il m'a meme semble entendre un type dire "pura vida" au lieu de "allo" au moment de decrocher le telephone. Voilà une mode linguistique coolitos a lancer en France !!!!
Pour demain, on prévoit une rando sur un volcan voisin de l'Arenal, éteint celui-ci, dont le cratère rempli d'eau forme une piscine naturelle qui nous tente bien vue la chaleur. Vu notre score sur l'échelle de GL, on ne prévoit pas plus loin, mis à part le 10 avril où on doit être à San José, capitale du pays de la Pura Vida... C'est notre première contrainte depuis un bail, on avait oublié quel goût ça avait.
On continue à vous donner des nouvelles, tchao les chiquillos !