Où M&M's font une grasse mat grâce au décalage horaire (The One with the Almost Final Episode)
En finissant de rédiger cette note, je m'apercois qu'on n'a pas pensé ce matin à faire une photo à l'aéroport de Santiago, pour la "mettre en miroir" avec celle-ci, prise il y a deux ans à l'aéroport de Lyon St Ex, une demi-heure avant le départ. Est-ce mauvais signe qu'en la revoyant, je me dise "Tiens, on a l'air vachement jeune sur cette photo..." ?!?!
(pour l'anecdote, depuis, on a brûlé le routard, lassés des adresses fermées, des conseils approximatifs et des prix divisés par sept)
Ca y est... Je n'arrive ni à y croire, ni à vraiment réaliser, mais Marek est quelque part entre l'Argentine et le Brésil à l'heure qu'il est. Il sera à Londres demain matin, à Lyon demain en fin d'après-midi et à Paris demain soir. Pitié, ne suggèrez pas qu'il aurait été plus simple de rallier directement Paris depuis Londres plutôt que de faire un crochet par Lyon, sinon il risque vraiment de sacrifier rituellement, comme il l'a déjà fait en rêve 200 fois la semaine dernière, l'innocente secrétaire de la fac qui a acheté ce billet pour lui.
Notre dernière soirée à Santiago aurait logiquement dû être consacrée à la préparation des bagages, mais l'expérience nous a appris que tenter de boucler les valises avant d'aller au resto signifie souvent se regarder hagards à minuit, assis sur les sacs, et articuler péniblement "il reste pas du riz dans le placard ?". On a donc commencé par aller déguster les meilleures empanadas de Santiago sur la plaza Brasil avant de démarrer le marathon du pliage-casage-pesage-défaisage-refaisage-râlage.
A une heure et demi, après un taux de défaisage-refaisage-râlage incroyablement peu élevé, on va enfin se coucher, histoire de savourer à leur juste valeur les trois heures de sommeil qu'on a devant nous. Le billet d'avion spécial "Un maximum de villes pour un minimum d'euros" réservant une surprise, celle d'avoir changé d'horaire comme ca plof d'un coup. De 9 heures, horaire prévu, on est passé à 7h45, soit départ pour l'aéroport à 5 heures du matin. Mais bon, c'est toujours ca de pris pour se ré-habituer au décalage horaire : après tout, à 4 heures du matin ici, il est déjà 10 heures en France, c'est presque une grasse mat'.
On était pourtant vraiment fatigué, je n'aurais pas été surprise de m'endormir avant même d'être allongée, mais une fois la lumière éteinte, pas trop possible de dormir... C'est notre dernière nuit ensemble à Santiago, la pensée tourne, on n'arrive pas vraiment à y croire ; on commence à se remémorer tous les moments qu'on gardera de notre séjour de ce côté-ci du globe. Et il y en a. Ca nous occupe un moment avant qu'on ne succombe à la fatigue, un peu tristes, mais tellement reconnaissants aussi d'avoir réalisé un rêve, d'avoir vécu une expérience aussi forte et aussi riche, et de savoir qu'on la ramène avec nous dans les bagages.
Des bagages qui, miraculeusement (ou presque) pesaient 21,8 kg, ce que l'hôtesse a laissé passer avec un grand sourire : même pas besoin d'utiliser notre technique secrète, que je ne dévoilerais ici qu'une fois que je l'aurais utilisée moi-même le 29 juin, au cas où ce blog soit espionné par les plus hautes instances de l'aéroport et qu'elles ne réparent le bug magique entre temps ! Parce que perso, je pense que je vais en avoir besoin : mes bagages devraient peser au bas mot 35 kg. Jusqu'à hier soir, c'était 30, mais j'ai recu 5 kilos de cadeau d'anniversaire ^_^ que je n'ouvrirai que le jour J, c'est-à-dire demain.